Gares au coeur

Dimanche 14 juillet, 8 heures et des poussières. En attendant le 9 h 16 pour Bordeaux, je fredonnais une vieille chanson de Bob Dylan : " It takes a long time to laugh, it takes a train to cry." Soit, en gros,  que cela prend du temps pour apprendre à rire et qu'il suffit d'un train pour pleurer. Je pensais devant cette brasserie fermée de la gare de Marmande que si les murs de toutes les gares et de toutes leurs brasseries environnantes pouvaient parler, départ, arrivée, elles raconteraient toutes les mêmes milliards de moments de sentimentales éternités. De joie ou de douleur, les poètes ont toujours raison : Il suffit d'un train pour pleurer. Les gares sont l'électrocardiogramme de nos amours.